Recevoir la question telle qu’elle vient
Un mineur nous écrit. Il n’a ni à qualifier sa situation, ni à prouver quoi que ce soit. Nous répondons par écrit, en général sous trois jours, par le canal qu’il a choisi.
Ensemble, pour qu’aucun enfant ne reste seul.
ADELIE répond aux mineurs qui la sollicitent directement, sur toutes les questions qui touchent à leurs droits. Sans condition d’âge, sans motif à justifier, sans qu’un adulte ait à faire la démarche pour eux.
Un mineur dispose de droits qu’il exerce lui-même. Demander à être entendu par le juge aux affaires familiales quand ses parents se séparent. Écrire au juge des enfants qui a décidé de son placement. Déposer plainte sans être accompagné de ses parents. Être assisté d’un avocat. Ces droits sont dans la loi.
Des services existent aussi, et ils sont bons. Le 119 pour l’enfance en danger, le 3018 pour le harcèlement, Fil Santé Jeunes pour la santé et le moral, le Planning Familial, la Maison des Adolescents. Le Défenseur des droits veille au respect des droits de l’enfant. Chacun fait très bien ce pour quoi il existe.
Le problème est ailleurs. Pour appeler le bon numéro, il faut déjà savoir comment s’appelle ce qui vous arrive. Un enfant n’arrive pas avec un problème étiqueté. Il sait que quelque chose se décide sans lui, qu’un adulte lui a fait du mal, qu’il ne va pas bien. Il ne sait pas si cela relève du danger, du harcèlement, de la justice familiale, ou de rien du tout.
ADELIE est une porte d’entrée généraliste, réservée aux mineurs. Un enfant y pose sa question telle qu’elle lui vient. Nous l’aidons à comprendre ce qu’elle recouvre, nous lui disons quels droits sont en jeu, et nous restons avec lui le temps qu’il faut, ou nous l’adressons à qui saura mieux.
Ce n’est pas l’administration ad hoc, qui suppose la désignation d’un magistrat et s’achève avec la procédure. Ici, c’est l’enfant qui nous sollicite, sans autorisation. Comprendre l’administration ad hoc
Aucune désignation, aucun signalement, aucun adulte prescripteur. Le mineur nous écrit, et cela suffit.
Nous ne demandons pas de quoi il s’agit avant de répondre. Nous ne renvoyons personne au motif qu’il serait trop jeune, trop grand, ou hors sujet.
Quatre gestes, toujours les mêmes, quelle que soit la question posée.
Un mineur nous écrit. Il n’a ni à qualifier sa situation, ni à prouver quoi que ce soit. Nous répondons par écrit, en général sous trois jours, par le canal qu’il a choisi.
Beaucoup de situations n’ont pas de nom pour celui qui les vit. Nous disons de quoi il retourne, quels droits sont en jeu, et ce que la loi prévoit.
Audition chez le juge, dépôt de plainte, mesure de placement, séparation des parents. Nous décrivons ce qui va se passer, ce qu’on attendra de lui, ce qu’il peut demander.
Quand la question est la nôtre, nous accompagnons la démarche. Quand elle ne l’est pas, nous ne nous contentons pas de donner un numéro : nous disons qui appeler, pourquoi, et ce qu’il y trouvera.
ADELIE (Association de Défense de l’Intérêt de l’Enfant) intervient en Charente. Un mineur peut nous écrire lui-même. Un adulte qui s’inquiète pour un enfant peut le faire aussi.